Oscar Niemeyer en France - Un exil créatif

Vanessa Grossman, Benoît Pouvreau Collection Carnets d'architectes

> Oscar Niemeyer : un des plus grands noms de l’architecture mondiale.

> La première étude sur son travail en France, plaque tournante pour sa carrière internationale.

> Paris, Saint-Denis, Le Havre, Saint-Jean-Cap-Ferrat… : des projets à travers la France entière.

Pages : 208Illustrations : 206Format : 16,5 x 21 ISBN : 9782757706572
Prix
25

Fiche détaillée

Décédé en 2012 à la veille de ses 105 ans, l’architecte brésilien Oscar Niemeyer est mondialement connu grâce à la notoriété de ses projets, Brasília notamment. Après une formation à l’École nationale des beaux-arts de Rio de Janeiro dans les années 1930, il entre dans l'agence de Lucio Costa, proche de Le Corbusier. Devenu indépendant, Niemeyer rencontre Juscelino Kubitschek, maire de Belo Horizonte ; quand celui-ci, devenu président, décide de la conception de la nouvelle capitale, Niemeyer en construit naturellement les principaux bâtiments publics. Avec l’inauguration de la ville en 1960, il devient une célébrité mondiale. Quatre ans plus tard, fuyant la dictature militaire, il trouve refuge en France où il reçoit plusieurs commandes émanant du Parti communiste français (PCF) et d’André Malraux, ministre des Affaires culturelles. Alors que Niemeyer ouvre une agence sur les Champs-Élysées, se succèdent nombre d’édifices emblématiques comme le siège du Comité central du PCF, à Paris, la Maison de la culture du Havre dite « Le Volcan », la Bourse départementale du travail de Bobigny, ou le siège de L’Humanité à Saint-Denis. Si l’architecte retourne régulièrement dans son pays natal, il ne s’y réinstallera définitivement qu’en 1981, peu d’années avant la fin de la dictature, fermant alors son agence à Paris.

Cette étude est l’occasion de mieux connaître ces projets et d’en découvrir d'autres moins connus, comme les résidences dans le midi (villa Nara Mondadori, Saint-Jean-Cap-Ferrat), les logements collectifs (Grasse, Dieppe ou Villejuif), ou les immeubles de bureaux (Renault à Boulogne-Billancourt, La Défense). En présentant croquis, plans, maquettes, photos et documents jamais publiés, provenant d'une myriade de fonds privés et publics français, et de la Fondation Oscar Niemeyer à Rio, l’ouvrage jette un éclairage unique sur son œuvre. Il montre notamment comment ses réalisations françaises ont marqué le développement de ses réseaux internationaux.

Sa riche personnalité le vit également dessiner des meubles en France pour la première fois, concevoir une scène éphémère pour la Fête de L’Humanité, participer au jury qui choisit les jeunes Piano et Rogers pour le Centre Pompidou, ou encore imaginer une salle de spectacles amovible pour la Cour carrée du Louvre. Mais le livre donne surtout un coup de projecteur sur le parcours international de celui qui fut un des derniers grands architectes modernes du XXe siècle.

Sommaire

Préface,

José Pessôa, vice-président de la Fondation Oscar Niemeyer

Portfolio

Essai : un exil fécond, des réseaux créatifs

Construire hors du Brésil, devenir un « architecte global »

Pari(s)

Magnifier le paysage : l’urbanisme selon Niemeyer

« Constituer une référence architecturale »

L’architecte du Parti ?

Niemeyer en procès : de juré à jugé ?

Une agence sur les Champs-Élysées

Dieppe « comme un changement pressenti »

Saudade transatlantique

Enfin, « une sublime forteresse »

Les projets

Villas et résidences de la Côte d’Azur

Siège du PCF et Bourse du travail

ZUP et ZAC, 1966-1988

Tours et immeubles de bureaux, 1968-1992

Maison de la Culture du Havre, 1971-1982

L’Humanité, 1973-1989

Annexes

Répertoire des œuvres

Bibliographie sélective

Repères biographiques

Auteur(s)

Brésilienne, Vanessa Grossman est architecte et historienne. Titulaire d’un doctorat de l’Université de Princeton, et d'un postdoctorat de l’École polytechnique fédérale de Zurich, elle est professeur assistante à l’université de technologie de Delft. Ses recherches portent sur les liens entre architecture et gouvernance, particulièrement sur les réseaux internationaux établis en Europe et en Amérique latine pendant la Guerre froide. Elle a notamment publié Le PCF a changé ! Niemeyer et le siège du Parti communiste (1966-1981) (2013), et copublié La Modernité, promesse ou menace ? France, 101 bâtiments, 1914-2014 (2014) et AUA, une architecture de l’engagement, 1960-1985 (2015).

Docteur en histoire de l’architecture, Benoît Pouvreau est chargé de l’inventaire du patrimoine culturel en Seine-Saint-Denis depuis 2002. Ses recherches le portent sur le logement social ainsi que sur le patrimoine du XXe siècle et les lieux d’histoire et de mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Il a notamment publié, ou copublié : Un politique en architecture, Eugène Claudius-Petit (2004), 1945-1975, une histoire de l’habitat. 40 ensembles « Patrimoine du XXe siècle » (2010), Les Graffiti du camp de Drancy. Des noms sur les murs (2014), Les Cités-jardins d’Île-de-France. Une certaine idée du bonheur (2018).

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