Le couvent de Saorge et le baroque en Roya

Christophe Niedziocha Collection Itinéraires

> Première publication consacrée au couvent franciscain de Saorge récemment restauré trésor de la vallée de la Roya.

> Un vaste jardin en terrasses complète harmonieusement cet ensemble, avec son verger et son potager, ouvrant sur un cadre montagneux vertigineux.

> Saorge est sur le trajet du « Train des Merveilles », reliant Nice à Tende, un des plus beaux trajets ferroviaires de France.

> La vallée peut aussi s’explorer par la randonnée et fait la joie des amateurs de sports d’eau vive.

Pages : 72Illustrations : 130Format : 22,5 x 11 ISBN : 9782757707890
Prix
8

Fiche détaillée

« Imaginez, Madame, un château et un village face à face, suspendus à un nuage. » Saorge, un des plus emblématiques villages perchés ponctuant les reliefs escarpés entre la Provence et la Ligurie, laissa ce souvenir enchanteur à Thomas Jefferson, futur président des États-Unis. Spectaculaire, le front de ses façades se déploie en amphithéâtre face au paysage splendide de la vallée de la Roya. Celle-ci appartient alors aux ducs de Savoie qui aménagent en route Royale la route du sel, reliant Turin, leur capitale, à Nice et à la Méditerranée par le col de Tende.

Bien que réputée imprenable, Saorge fut souvent forcée par la France, porte d’entrée vers l'Italie. Jusqu’au rattachement de la Savoie et du comté de Nice à la France en 1860, Saorge était un verrou, impuissant toutefois contre les Vaudois et les protestants réfugiés entre gorges et sommets à l'époque de la Réforme catholique, et plus encore contre la peste de 1630 qui décima la région. Des franciscains appelés pour conjurer celle-ci y fondèrent un couvent vers 1633 tandis que tout l’arrière-pays niçois se couvrait d’édifices baroques : églises, chapelles rurales et oratoires, jalonnant les chemins de montagne.

L’église Notre-Dame-des-Miracles, le cloître et les bâtiments conventuels sont ornés de décors d’ébénisterie et de peintures à fresque reflétant l’humilité franciscaine par le refus de l’emploi des matières précieuses mais travaillés avec une virtuosité propre à l’esthétique baroque.

La beauté du couvent tient précisément à sa modestie et à sa relation harmonieuse avec la nature tant aimée par saint François. Havre de paix occupé par les franciscains jusqu’en 1988, il est aujourd’hui ouvert à la visite et abrite une résidence littéraire et artistique.

Sommaire

HISTOIRE

I. Saorge et la maison de Savoie
II. Le baroque en Roya
III. Saorge, Notre-Dame des Miracles
IV. Saorge, rempart contre le roi-Soleil
V. Saorge la française

Saint François et le franciscanisme
Le couvent de Cimiez
Le Theatrum Statuum Sabaudie, atlas des États de Savoie

VISITE

I. Le couvent Notre-Dame des Miracles

L’église
La sacristie
Le cloître
Les cadrans solaires
Le réfectoire
La bibliothèque
Les cellules
Les jardins

II. Le village de Saorge

La chapelle de la Madone del Poggio
L’église Saint-Sauveur
La chapelle Saint-Sébastien
La chapelle des pénitents noirs

III. La Vallée de la Roya et le chemin du baroque

Peillon
L’Escarène
Sospel
- La chapelle Sainte-Croix
- Le pont-Vieux
- Le fort Saint-Roch
Breil sur Roya
La Brigue
Notre-Dame-des-Fontaines
- La collégiale Saint-Martin
- La chapelle de l’Annonciade
- La chapelle Saint Michel
Tende
- L’Église Notre-Dame de l'Assomption
- La chapelle de l’Annonciation
- La chapelle de l’Annonciade
Les orgues de la vallée de la Roya

Auteur(s)

Christophe Niedziocha, conservateur du patrimoine, a été référent collections pour divers monuments, dont le couvent de Saorge, au Centre des monuments nationaux. Il est aujourd’hui conservateur régional des monuments historiques adjoint à la DRAC Grand Est.

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